vendredi 6 février 2009

Les tambours de Louis sur TV Com


Le 29 décembre 2008, TV Com consacrait une séquence à la présentation du roman. Cette séquence est actuellement visible sur le site de TV Com. Je remercie TV Com, et tout particulièrement Sophie Voglaire, journaliste, et Samuel Francis, caméraman. Cliquez sur le titre pour visionner l'émission.

samedi 17 janvier 2009

Les lectrices du Lectomaton

La Fureur de Lire, organisée par le Service Général des Lettres et du Livre de la Communauté Française a lancé cette année le Lectomaton, qui est une chaîne de lectures à partager toute l'année sur Internet. Dans ce cadre, vous pouvez voir et écouter Maryse Williquet et Vanessa Putz lire un extrait du roman.
Elles lisent sur Daily Motion http://www.dailymotion.com/relevance/search/lectomaton/4
sur le site de la Fureur de Lire http://www.fureurdelire.cfwb.be/index.php?id=2807
et sur YouTube www.youtube.com Tapez "Les tambours de Louis" dans la fenêtre de recherche des différents sites.

mercredi 14 janvier 2009

René Dauby écrit (comme il peint)




René Dauby, artiste peintre, ami de mes années arlonaises, écrit aussi. Il peint son avis avec des mots, ses mots.
"Trois jours pour lire... Night and day... Tes mots, notes colorées, envahissent ma toile. Sur l'écran noir de mes nuits blanches. Charlie Mingus plays the piano (yes, he did, too; ndlr). Syncope, un temps fort, un temps faible, je tourne les pages, je les avale, le thème revient, la batterie de Mellyne... Rythme le chemin de mes yeux sur le papier. Des toiles encore vierges m'attendent... Tes couleurs explosent en lettres, en phrases, une histoire... que tu me racontes. Je ne la connaissais pas, je ne le connaissais pas le Louis, pas Amsrtrong, mais Mellyne, Louissss!Body and soul, je suis happé , je me laisse conduire par les balais sur la charleston, par ta plume. Merci, je me régale, je me suis régalé! Il n'y a de vrai pouvoir que le talent, tu le tiens, tu swingues: Blaise Cendrars, Miller pas Arthur mais Henry. Dis-moi , Lucien, sommes-nous loin de Saint-Donat? Des mots d'Afrique, de New-York, de Tokyo. Dans l'enfer de la guerre... Une histoire triste, les plus belles...Ami, il faut se voir, cette nouvelle année, elle te sera bonne. Je te le souhaite. Chapeau bas, sur la tête d'un batteur de mots. René"Et merci à Patricia, peintre elle aussi, d'avoir mis le livre dans les mains de René...

En ce printemps 2009, René Dauby nous invitait à son exposition virtuelle. Voici le carton d'invitation: J'ai l'honneur de vous présenter mes œuvres d'hiver Et vive le printemps! http://www.artmajeur.com/?go=artworks/list_artworks&list_artist_id=55325
Et puis est venu l'été... le dernier été de René... Les saisons se suivent, ne se ressemblent pas... René est mort. A peine (re)trouvé, perdu, parti. Et nous voilà en hiver 2009, oui, je sais, la date ne colle pas avec celle de ce message... mais je veux écrire ici, sous son texte...
Dans le contexte virtuel et immatériel des blogs et d'Internet, le réseau des étoiles, on ne me blâmera sans doute pas de lui écrire, de t'écrire, virtuellement, immatériellement, et si les mots resteront virtuels, je peux t'assurer, René, que l'émotion, le chagrin, le choc et la rage sont bien réels...
Contrairement à ton habitude, René, tu n'avais pas répondu à mon dernier mail, dans lequel je te proposais de m'accompagner au festival Jazz Middelheim d'Anvers, en août, pour y entendre, entre autres, John Zorn, Lou Reed et Laurie Anderson, comme je t'aurais proposé Ornette Coleman un an plus tôt, mais on ne s'était pas encore retrouvés, ou Cecil Taylor, le mois passé, mais là, tu étais déjà parti... Car, je l'avais compris au cours de notre dernière conversation, après un concert du trio Massot Florizoone Horbaczewski à la Jazz Station, nos goûts et nos méfiances nous poussaient tous deux dans la même direction, sur des voies parallèles, toi, depuis longtemps, dans la peinture, moi, plus récemment, dans l'écriture. D'ailleurs l'idée ne nous était-elle pas venue "de faire quelque chose ensemble"? C'est Patricia qui a répondu à ta place, qui m'a appris la nouvelle. Et ton dernier voyage, tu n'aurais pu le concevoir sans une dernière escale à Arles, ta ville d'adoption, comme tu n'aurais pu concevoir ton dernier combat ailleurs que dans le voisinage des arènes que tu connaissais si bien, pour y avoir combattu, avec tes armes d'artiste (voir http://www.artmajeur.com/?go=user_pages/display_all&login=platon) ...
Et comme tu le dis si bien... vive le printemps...

mercredi 24 décembre 2008

La saga discrète d'un article non paru dans Le Monde

Avoir écrit un roman et ne pas voir d'article critique dans le journal Le Monde, quoi de plus normal... Point de regret à avoir ! Par contre, savoir qu'un critique du Monde des Livres a apprécié votre livre, qu'il a rédigé et rendu un article, et que l'article ne paraît pas, voilà qui est nettement plus frustrant ! Entre février et octobre 2008, entre espoir et résignation, voici les extraits des mails de P.B., critique au Monde, qui retracent les étapes de cette petite (non-)aventure...

« Je suis en train de lire avec beaucoup de plaisir votre livre (j'en suis environ à 90 pages). L'écriture est originale et forte, le personnage de Louis Mellyne étonnant à souhait. J'en parle aux responsable du Monde des Livres en espérant qu'il sera possible de nous en faire l'écho.
Malgré le texte en 4e de couverture, j'avoue ne pas être en mesure de dire si Louis Mellyne existe vraiment ou si vous l'avez inventé. Dans les deux cas, c'est une trouvaille. »

« J'ai rendu un article sur votre livre, qui le mérite bien, depuis plusieurs semaines. Il devrait être publié, mais pour l'instant, je n'ai pas eu connaissance de la date retenue. J'espère qu'elle sera la plus proche possible et vous en ferai part aussitôt.»

« A défaut d'avoir une date fixe à me donner, le collègue du Monde des Livres avec qui j'en ai parlé hier m'a confirmé que l'article passerait. Je vous tiendrai informé. »

« Concernant l'article que j'avais rédigé sur votre livre, je n'ai pas eu de nouvelles de mes collègues. J'irai m'en enquérir, mais le temps qui passe pousse au pessimisme tant le flux de parutions tend à chasser ce qui est plus ancien... »
« Je suis désolé que mon article n'ait pu trouver sa place dans nos colonnes, car je persiste à penser que votre livre le méritait amplement. »

Merci à P.B.

mardi 30 septembre 2008

Les Brigades ont exprimé leur Fureur de lire à Liège


Les Brigades d'Interventions Poétiques de la Compagnie de Théâtre-Action "Le Grand Asile" (Gaume) ont récidivé ce 14 novembre à la librairie Livre aux trésors, Rue Sébastien Laruelle, 4, à Liège. Ils ont lu à leur manière de larges extraits du roman en déambulant au mileu de l'assistance entre les rayons de la librairie. Lire n'est pas le terme qui convient, ils ont donné vie, ils ont interprété; c'est de la lecture en action, de la lecture-action, de la lecture-agitation. Pour plus d'informations, voir "Libellés", Théâtre-action".
Lecture-agitation dans cette superbe librairie qui est vraiment un île d'aventures au coeur de Liège. Un heureux hasard a voulu que dans le numéro d'octobre/novembre de la revue littéraire "Le carnet et les Instants" se trouvent réunis un article sur la librairie Livre aux Trésors et une critique de mon roman signée Jean-Jacques Didier. http://www.promotiondeslettres.cfwb.be/publications/carnet . Merci à Olivier de nous avoir reçu. Et à Jean-Pol Schroeder d'avoir associé la Maison du Jazz à ce projet rendu possible par la Communauté Française et son programme de la Fureur de Lire. Et si je ne craignais pas de sombrer dans le gâtisme en multipliant les remerciements, je remercierais cette dernière aussi... mais allons, faisons-le... mais voilà que j'oublie les Brigadiers et Brigadières... allez, thanks to Aïcha, Mauricette, Boris et Jean-François! Et on remettra ça bientôt, j'espère...
Les photos de cette soirée sont visibles sur Facebook.

lundi 29 septembre 2008

Rencontre à la librairie Quartiers Latins, le 18 octobre 2008

Dans le cadre de ses rencontres du samedi, la librairie Quartiers Latins, place des Martyrs, à Bruxelles, organisera une présentation du roman le samedi 18 octobre à midi, sous la forme d'un entretien entre Joannah Pinxteren, Jean-Jacques Didier et moi-même.
Joannah Pinxteren est danseuse, chorégraphe et écrivain. Elle est l'auteur d'un très beau livre sur le danzón : "La Havane et l'âme Danzón", paru aux Editions namuroises. Ce livre est le fruit d'une longue histoire d'amour entre elle et Cuba, qu'elle connaît bien, pour y avoir séjourné à plusieurs reprises, et donné un cours à l'université de La Havane.
Jean-Jacques Didier est professeur de littérature française et écrivain (voir message du 28 avril)
Pour plus de détail sur la librairie et ses activités: www.cfc-editions.be






mercredi 17 septembre 2008

L'avis de Monique et Michel De Wolf

Je ne peux résister à l'envie de publier ici les avis de Monique De Wolf, enseignante, et de son mari Michel, psychanalyste (*). Et je tiens à leur dire à quel point je suis touché par ce qu'ils ont écrit.
Monique, d'abord:
"J’ai commencé la lecture des “Tambours de Louis” juste après le “Guignol’s Band” de L-F Celine... et j’ai été ravie de la transition en douceur , du passage presque naturel d’une écriture à l’autre. Je ne crois pas que le court laps de temps entre les deux lectures y soit pour quelque chose. J’ai retrouvé le même plaisir à suivre la cadence dans les deux romans, la même envie de lire à haute voix. Je trouve qu’on pourrait “entendre” beaucoup si on te lisait tout haut. J’ai suivi l’émission Jazz sur Musiq3 un certain mercredi et, même si on y apprenait beaucoup de choses, cet aspect , bien sûr évoqué mais difficile à se représenter, m’avait complètement échappé... un peu normal, puisqu’il s’agit d’une émission de jazz et non de littérature. Le “parler” de Louis, aussi, évoque à certains moments la gouaille de Celine, décidément, c’est “confondant grave” ;-)En tout cas, j’apprécie beaucoup, bravo pour l’écriture."
Sur ce, je lui répondis que Céline a été, il y a longtemps, l'écrivain qui m'avait donné envie d'écrire. En le lisant, je sentais que l'écriture ne serait peut-être pas quelque chose d'inaccessible pour moi... j'aimais sa musique, sa proximité. Et voici la réponse de Monique De Wolf:
"J’ignorais évidemment ton rapport à l’écriture de Celine, mais il est fort possible que mon bonheur de passer du “Band” aux “Tambours” tenait à la continuité d’un rythme (car, en fait, j’avais à peine terminé le “Guignol’s Band” que je me plongeais dans ton récit) . Me disant que je reviendrais encore au premier, j’ai abordé le second, chose que je fais rarement car j’aime bien laisser le livre faire son oeuvre après l’avoir refermé...il y a des après-coups auxquels il faut laisser le temps de s’installer, des musiques qui résonnent encore après le dernier mot. Là, j’ai été servie, la musique continuait sur sa lancée et se relançait même à toute allure."

Et voici l'avis de Michel de Wolf (*):

"(...) Je tenais aussi à te dire qu’à partir de la conversation que nous avons eue dans le Café de Flore (le petit St Germain namurois) à propos de ton bouquin et de la rencontre que tu devais avoir le surlendemain à Athus à son sujet, j’ai été pris de l’envie (accomplie depuis intégralement) de te lire, non plus ça et là, mais de façon continue, complète et très attentive du début à la fin. Je suis sorti, de cette lecture intense et intensive, totalement impressionné (alors que je n’aime guère les textes de plus de 200 p. !). Oeuvre forte et originale, par le sujet, le style (très travaillé malgré les apparences), qui m’a incité à différentes reprises à en parler autour de moi dans des termes élogieux auprès d’amis et/ou collègues dont je sais l’intérêt pour la littérature, ou dont je connais les liens et attaches soit avec la musique de jazz, soit avec la région évoquée."
Merci à tous les deux.
(*) En réponse à un courrier annonçant la publication (tardive) de ces deux avis, Monique m'apprend le décès inopiné de son mari Michel, au mois de juillet dernier. Je suis consterné, et je me souviens avec une intense émotion de notre première et dernière balade à trois, après une visite du Musée Rops, le long de la Sambre, à Namur, balade qui s'était terminée au café de Flore. Mes pensées vont à Monique. Et à Michel, qui ne saura pas que la petite erreur qu'il avait relevée dans mon livre a été corrigée pour le deuxième tirage, le premier étant épuisé. Michel m'avait fait remarquer que Freud avait disposé sur son bureau non des statuettes africaines, comme je l'avais écrit, mais des statuettes antiques.