lundi 22 octobre 2012

Le coup de coeur de Vincent Engel pour "La Lettre ouverte aux femmes et hommes politiques"

 
Vincent Engel a consacré son Coup de Cœur dans le magazine Victoire à ma "Lettre aux femmes et hommes politiques", parue aux Éditions du Cerisier (supplément du Soir du 20-10). Titre: "J'accuse" Article publié aussi sur Blog à part  http://edern.be/wordpress/jaccuse/ 
Voici:

Lettre ouverte aux femmes et hommes politiques, Lucien Putz, Cuesmes : Le Cerisier, 2012. 58 p. 7 €

J'accuse
On le sait, la situation socio-économique est mauvaise et les perspectives sont pour le moins mauvaises. La démocratie est en crise et l’Europe s’enfonce parce qu’elle n’ose pas faire le saut du fédéralisme et de l’abandon des souverainetés nationales. L’Espagne, l’Italie et la Grèce préfigurent ce qui nous attend ; et pourtant, les mêmes recettes continuent à être appliquées, quand on sait qu’elles sont pour le moins peu efficaces.
La colère grandit chez les gens. Vous et moi. Lucien Putz l’exprime à sa manière, forte et poétique, dans cette lettre ouverte qui est avant tout un long cri, aux allures parfois théâtrales, qui énonce, dénonce et propose. On le voit bien sur scène, dans la bouche d’un comédien passionné. En attendant, un petit électrochoc qui ne peut qu’être salutaire – même si le plus dur reste à faire. Et sans perdre de vue que les destinataires de cette lettre, ce sont aussi (et peut-être surtout) vous et moi, dont les politiques ne sont que les représentants.
Vincent Engel


Article de Michel Voiturier sur "La lettre...": Attention, danger de mort démocratique"


Michel Voiturier* a consacré un article dans Le Non-Dit 97 à ma "Lettre aux femmes et hommes politiques":
 
Hommes politiques : attention danger de mort démocratique
par Michel Voiturier
Lucien Putz (Arlon, 1950) rejoint la cohorte des Indignés. À l’heure où s’annoncent les élections communales et provinciales de 2012, il lance un petit livre d’une cinquantaine de pages pour crier son besoin d’une réorientation de la politique.
Il traduit avec des mots simples, des mots forts le sentiment de beaucoup de citoyens d’être dépossédés de la démocratie. Son parti pris d’oralité donne une force particulière aux phrases. Celles-ci ne s’alignent pas comme dans la prose habituelle. Elles sont coupées, à la façon des vers libres et acquièrent de la sorte un rythme scandé.
Comme Putz joue avec des répétitions, des reprises, ses propos prennent le chemin d’une sorte d’incantation, de litanie musicale. La persuasion naît en partie de ces réitérations soit dans les mots, soit dans la structure syntaxique sous forme de questionnement ou d’énumérations, par exemple. Et, puisque c’est d’abord un livre, la typographie vient ajouter un impact visuel à celui des idées : usage périodique des italiques ou de caractères gras, syntagmes en capitales…
Mais la forme n’est que l’emballage. Le fond, lui, importe avant tout. Notre pamphlétaire s’adresse donc à nos élus. Il leur rappelle la confiance qui fut mise sur eux. Il dit sa colère de voir que la démocratie n’est pas ce qu’il (et nous aussi) espérait.
Il en esquisse les étapes historiques. Il décrit les manœuvres pour former des gouvernements. Il comprend la nécessité de tenir compte du réel au détriment de l’utopie. Mais il a du mal à admettre comment s’est instauré un système inéquitable alors qu’on cherchait à mettre en commun. Au moyen de l’Europe, notamment.
Ce qu’il n’arrive plus à comprendre (et nous aussi) c’est que les décisions politiques finissent par se prendre par des commissions alors que le parlement européen s’y était auparavant opposé. Et de s’interroger alors sur la loi qui a remplacé la loi divine : celle du marché. Bonne à l’origine mais dévoyée désormais au profit des profits.
Après avoir admis que le bien collectif doit passer avant les libertés individuelles, il ne parvient pas à agréer que la finalité de pas mal de décrets, dès qu’ils sont liés à l’économique, finissent par favoriser la spéculation, la finance internationale sacrifiant tout sous prétexte du prétendu pouvoir de l’offre et de la demande. En finale, c’est bien de ce dévoiement dont il est question. Et c’est cela que Putz envoie aux élus, actuels et futurs : comment s’y opposer ? comment si on n’y parvient pas éviter un soulèvement contestataire de plus en plus prévisible ?
 
(*) Ex-professeur au Zaïre et en Hainaut, Michel Voiturier est aussi critique d'art inconditionnel du contemporain (notamment dans le magazine Flux News), chroniqueur littéraire accordant priorité au style (Le Courrier de l'Escaut, Formules), performeur en poésie improvisée sur scène (en complicité avec le compositeur Christian Leroy), essayiste, homme de théâtre (auteur, comédien), novelliste et enfin animateur en ateliers d'écriture (de l'alphabet aux mots-valises via le langage comme moteur créatif). Michel Voiturier possède bien des atouts qui lui permettent de faire entendre distinctement sa voix parmi celles des plus nécessaires écrivains belges francophones.
 

jeudi 6 septembre 2012

Lettre ouverte à nos femmes et hommes politiques


Les tambours n'en finissent pas de résonner, mais cette fois ils voudraient battre un autre rappel...
Louis, le batteur solitaire, personnage central du roman, est un révolté qui déclenche chez ses auditeurs des feux intérieurs qui durent et chauffent toute une vie.
Un de ces feux au moins - mais il y en a d'autres -, celui qui s'était allumé en moi, s'est propagé à l'extérieur, sous la forme de ce roman, et continue de brûler, je l'espère, quand les pages se tournent, ou quand les comédiens du Grand Asile lui donnent vie dans leur spectacle Syncopes.
D'autres tambours voudraient se mettre en marche, maintenant, et battre cet autre rappel, dans les rues, sur les places,
oyez, oyez, bonnes gens, disait-on jadis dans les BD de mon enfance, ou dans les films historiques,
oui, oyez bonnes gens, mais oyez aussi, vous, nos élus, nos dirigeants, comme on dit, car en fait de direction, il n'est pas impossible que celle que vous voulez nous faire prendre nous mène droit dans le mur...
oyez donc, je vous écris cette lettre ouverte sous la forme de ce petit livre
Non, ne faites pas la moue... ce texte n'est pas un texte partisan, il s'adresse à tous ceux qui font de la politique leur métier ou leur idéal, toutes tendances confondues, mais aussi, bien sûr, à nous tous, les électeurs, qui décidons de leur destin.
Un texte citoyen, en somme, qui revisite le sens du mot "démocratie" et de la fonction politique. Il n'est à situer ni à gauche ni à droite, mais bien au centre, une sorte de "centre absolu", ou ...oserais-je le dire d' "extrême-centre"! Avant toute autre velléité de progrès, il s'agit en effet de remettre les pendules à l'heure.
Le livre est paru aux Éditions du Cerisier. Pour vous rendre sur le site, cliquez sur le titre.
http://editions-du-cerisier.be/spip.php?rubrique20

mercredi 5 septembre 2012

Une soirée magique : la lecture-spectacle d'extraits du roman à Mazy


Ce qui ne devait être qu'une gentille présentation de mon roman au club Nam8jazz de Mazy, ce 30 août 2012 s'est vite transformé en spectacle, et quel spectacle, même si je suis mal placé pour le dire... mais vous n'avez qu'à poser la question à ceux qui étaient là ! Cette soirée n'aurait pas existé sans la volonté de Philippe Dethy, que je remercie très sincèrement, ni l'omniprésence et l'aide de Geneviève. Au projet initial de simple entretien avec Philippe, se sont ajoutés d'abord
le batteur Luc Vanden Bossch qui se proposait d'illustrer musicalement certains propos du roman, puis
le guitariste Fabien Degryse,
Aicha, Deborah et David, tous membres des Brigades d'interventions poétiques de la compagnie de théâtre-action Le Grand Asile, qui sont venus présenter des extraits du spectacle Syncopes, tiré du roman, et  
Joannah Pinxteren, amie de toujours, danseuse, chorégraphe, pédagogue et anthropologue de la danse, auteure d'un très beau livre sur le Danzon à La Havane (Éditions namuroises), et ... personnage du livre, car elle a travaillé avec Louis, la figure centrale du roman.
Tout cela a abouti en peu de temps à un spectacle... comment dire... oui, magique, comme je l'écris dans le titre, car il s'en faut toujours de peu pour qu'un spectacle soit réussi, ou juste pas mal, ou un peu monotone, ou un peu raté, ou tout à fait raté, sans que l'on sache toujours bien pourquoi. Ce soir-là, il s'est passé quelque chose entre les comédiens, la danseuse-diseuse, les musiciens... le texte a pris chair, le texte a vibré autrement dans la voix et le corps des comédienNEs, de la danseuse et lectrice, sous les baguettes, les balais, les doigts fins et subtils de Luc, et dans la musique, souple et profonde, de Fabien.
Luc, qui n'est pas tombé de la dernière pluie de notes à la cymbale, caisse claire ou tom, résume bien le sentiment général sur Facebook : (...) Une expérience unique avec une superchouette équipe.
Merci donc à tout cette « superchouette équipe » dans laquelle il faut compter aussi Jérémie et Sébastien, pour la régie. Merci aussi à René Robaye, pour sa présence et son soutien, avec les Éditions namuroises et Graziella, qui a mené le petit entretien.
Liens :
Photos: ©Jacques Maréchal

mardi 24 janvier 2012

Deux représentations de "Syncopes" en Belgique et en France

Après Rossignol et Marche, deux nouvelles représentations de "Syncopes", à Athus, au Centre Culturel d'Aubange, situé à... Athus, rue du Centre 17, le vendredi 27 janvier, et en France, au Gueulard de Nilvange, le dimanche 29 janvier.
Infos et critiques: plus bas sur cette page...

mardi 18 octobre 2011

Philippe Dethy, animateur de N'8'Jazz Mazy/Namur a lu le livre et vu "Syncopes"


Oui, parmi tous les avis et critiques émis sur le le livre, certains me tiennent particulièrement à cœur: ceux émis par les acteurs de la scène jazz. C'est donc avec joie que je publie l'avis de Philippe Dethy, animateur au sein de la coopérative N'8'Jazz Mazy :

« Après la mise en bouche nécessaire de quelques pages pour m'habituer à votre style osé et si adapté, j'ai avalé les tambours et Louis, ses père, mère, frère et sœur, ses amies musiciennes, ses amis, la sidérurgie, le bal musette, la Corée, ses timbres et Tokyo, le chauffage de l'école, l'accordéon, le magasin, le club, la moto vers Kenny Clarke aller-retour, les morts, les demi-morts et les trois-quart vivants... sans ennui de digestion. Léger et pourtant... »

Je vous invite à faire un tour sur le site de la coopérative en cliquant sur le titre. En plus des concerts réguliers, au rythme de deux par mois, l'association organise le festival Nam'in'jazz dans différents lieux de Namur et environs. Et si vous cliquez sur "NOUS", vous verrez que ces "nous" sont de joyeux drilles, pour qui le jazz n'est pas juste une musique qui permet d'activer discrètement certains muscles du cou et du talon pendant les concerts, mais aussi une certaine façon d'être drôle, éveillé, sans beurre et sans rebroche, comme ils l'écrivent (faut oser, ben oui, c'est comme ce Guy Ness, là, sur la vache, occupé sans doute à rassembler un troupeau de chevaux qui font meuh et à les guider vers de nouveaux pâturages). Et j'y lis que Guy Ness n'est pas une bière – c'est bien dommage -, mais un vieux chien alcoolique. Rien à voir avec le jazz ? Ben si, je le disais plus haut, le jazz c'est pas juste une musique ! D'ailleurs faudrait rappeler ça à quelques organisateurs de festivals haut de gamme du Nord du pays (non non, c'est pas communautaire, c'est juste comme ça) mais aussi par exemple, à certains musiciens comme John Zorn – j'ai une dent contre lui depuis le dernier festival Middelheim d'Anvers*. Mais voilà que je mélange tout.

Pas que le ton sur cette page « NOUS » Le fond aussi, la nourriture extra-musicale ! Ça fait plaisir de voir ressurgir les couvertures de quelques-uns des livres qui ont compté pour moi : La rage de vivre, (Really the Blues) du clarinettiste Mezz Mezzrow, livre fondamental et festif, que je cite d'ailleurs dans mon roman, Blues People de Leroy Jones, moins festif mais peut-être plus fondamental que le premier, Moins qu'un chien (Beneath the Underdog), de Charles Mingus, et enfin, Free Jazz et Black Power, l'essai de Ph. Carles et J.L. Comolli.

* Voir ma chronique sur Blog à part, le blog de Vincent Engel, John Zorn, Charles Lloyd et les photographes. http://edern.be/wordpress/

dimanche 11 septembre 2011

Syncopes à Marche


Le spectacle "Syncopes" tiré de mon roman et joué par la Compagnie du Grand Asile sera présenté le 23 septembre à 17h30 à Marche, en collaboration avec la Maison de la Culture Famenne-Ardenne.
Si vous souhaitez en savoir plus sur ce spectacle, voyez ci-dessous la présentation et quelques avis (publiés le 30 septembre, le 4 décembre 2010, et le 30 janvier 2011).



Lieu: Studio des Carmes
Rue des Carmes, 3
6900 Marche-en-Famenne



Renseignements et réservations :

Laura Perez
084/32 73 84
rp.mcfa@marche.be

Entrée gratuite, mais inscription obligatoire pour le 16 septembre au plus tard - nombre de places limitées!