mardi 29 avril 2008

Les Brigades d'Interventions Poétiques ont encore frappé

Jusqu'au 11 avril dernier, je pensais qu'une présentation publique de textes destinés plutôt à la lecture dans la sphère privée devait forcément avoir quelque chose de figé, et provoquer dans l'assistance davantage de toussotements polis que d'émotion. J'ai changé d'avis depuis le raid des Brigades d'Interventions Poétiques de la Compagnie de théâtre-action « Le grand asile », assisté de Jackie Carême (batterie, accordéon), sur le Centre Culturel d'Athus-Aubange. Quelle leçon! Quelle force! Les textes fusaient de toute part, sans crier gare, lancés, jetés, échangés par les comédiens disséminés dans le public. Au-delà de l'émotion ressentie en entendant mes textes ainsi balancés (dans les deux sens du mot anglais swing : agités et swingués) Le résultat ne s'est pas fait attendre: le public était pris dans le tourbillon, et la discussion entre Jean-Claude Feite, animateur du CAGL, le public et moi-même a pris un relief et des couleurs qu'elle n'aurait pas eus sans l'attaque des Brigades.
Dans l'époque où nous vivons actuellement, faite d'apathie réelle et de colère encore virtuelle (voir par exemple le thème de la dernière Foire du Livre de Bruxelles : « Les mots en colère »), le théâtre-action est plus que jamais nécessaire, il n’est pas un souvenir de plus de Mai 68, fêté à tort et à travers ces derniers temps, comme l’expo 58 d’ailleurs, mais l’un des instruments d’un réveil… Pour un mai 2008, c’est trop tard, mais bon, il y a d’autre mois dans l’année, et il y a d’autres années. Tout ça, ça se travaille, et le théâtre-action est un bel outil ! Et ceux qui penseraient ne fût-ce qu’une seconde, que je rêve d’un nouveau Mai ou, pire, d’un nouvel Octobre (beau mois aussi, finalement), je veux les rassurer : quand je parle de réveil, je pense à un réveil de l’émotion, la vraie, la forte, l'authentique… quant à ce que cela implique, je n’ose l’imaginer…
Pour plus d’informations sur les Brigades d’interventions Poétiques de la compagnie de théâtre-action « Le grand asile », voici le lien : http://users.skynet.be/legrandasile

Pour revenir à cette soirée, nous avons vécu d’autres moments forts, notamment grâce à trois interventions. Celle de Jean-Luc Geoffroy, écrivain et responsable du Service du Livre Luxembourgeois, ventriloque (oui, oui) et musicien amateur qui … a très bien connu le musicien Louis, dont il est question dans mon livre. Jean-Luc Geoffroy a souligné la grande humanité et la générosité de cet homme qui tient à rester dans l’anonymat, et qui a toujours – et encore maintenant – voulu tout donner à ceux qui ont voulu le suivre.
Je veux mentionner également les commentaires pertinents de Jean-François Poncin, membre-fondateur et cheville ouvrière du Longwy-Jazz-Action qui, à une certaine époque, a donné du souffle à une région moribonde en y invitant les grands du jazz comme Dexter Gordon, Archie Shepp, Horace Parlan, Steve Lacy, Mal Waldron, Lee Konitz, et beaucoup d’autres.
Et enfin une courte et émouvante intervention de Doc’ Joe qui n’était pas venu pour le livre mais pour écouter et accompagner à l'harmonica le chanteur de blues irlandais Carl Wyatt (http://www.iol.ie/~roadman) et qui a …reconnu le vrai Louis en écoutant les textes et l'entretien, car il fut brièvement l’un de ses élèves !
Je remercie Jean-Claude Feite, animateur du CAGL, organisation régionale d'éducation permanente du Sud-Luxembourg, d’avoir eu l’idée de cette soirée, et de l’avoir animée. Je lui suis reconnaissant de m’avoir fait découvrir le grand écrivain Hubert Juin, que je ne connaissais que de nom, et qui est originaire d’Athus. Le centre culturel où nous nous trouvions était à l’origine un cinéma, tenu par les grands-parents d’Hubert Juin ! Et après avoir lu son roman « Le repas chez Marguerite » et m’être documenté sur son œuvre et ses luttes, je peux dire qu’il fait partie des écrivains qui me sont proches.

Mais c'est quoi, ce Grand Asile et ces Brigades?
Le Grand Asile, situé à Bellefontaine, est une Compagnie professionnelle de théâtre-action en résidence au Centre Culturel de Rossignol –Tintigny (Belgique). La compagnie cultive un théâtre en prise avec les réalités d’aujourd’hui conçu par des êtres humains, professionnels ou non, engagés dans une démarche créatrice. Réfléchir et agir collectivement par la scène ! Le Grand Asile c’est aussi les Brigades d’Interventions Poétiques - intervenir en lecture à voix haute, quel que soit l’endroit avec des Brigadiers dont c’est parfois la première lecture publique -, des partenariats locaux et internationaux, des actions solidaires, un fonctionnement collectif, et bien d’autres choses.

lundi 28 avril 2008

La Nuit Remue à Ottignies


Ou plutôt, elle a remué, il y a déjà plus d'un mois, le 21 mars, au Centre Culturel d'Ottignies, dans le cadre des nuits d'encre. Nous étions quelques auteurs à remuer cette nuit-là : Véronique Wauthier, Agnès Henrard, Philippe Bradfer, Roland Hourez, Jean-Paul Raemdonck, moi-même. Et une chanteuse, Alix Leone. Et deux à battre le tambour pour mon livre : mon ami Jean-Jacques Didier, que je remercie ici, et moi-même. Jean-Jacques Didier est écrivain et auteur d'ouvrages pédagogiques, professeur de littérature française à l'Institut Libre Marie Haps (Ecole supérieure de formation pour traducteurs et interprètes), correcteur, excellent et passionné (avis aux auteurs qui hésitent sur l'emploi des tirets et des majuscules, des espaces sécables et non-sécables, sans parler de ceux qui ont oublié les belles règles d'accord de nos participes passés!).
Quant à Alix Leone, la chanteuse, sa voix, ses mots ont vibré ce soir-là: qualité, grâce, intelligence, ce ne sont que trois mots, mais ils suffisent ici. On parle d'elle, on en parlera de plus en plus, c'est obligé. Visitez donc son site: http://www.alixleone.com/
Je voudrais remercier tout particulièrement Pierre Tréfois, qui m'a invité à la soirée dont il a été le maître d'oeuvre, ainsi que Santiago Fischer, pour sa lecture, profonde et percutante, des extraits du roman.
L'intitulé de la soirée m'avait remué l'intérieur: savoir que Michaux rôdait dans les parages m'a fait du bien, lui qui n' est jamais loin de moi.

jeudi 6 mars 2008

La critique du magazine "Jazzman"

Le magazine français "Jazzman" du mois de mars a publié une belle critique du roman, signée Laure Albernhe (http://www.jazzman.fr/). Voici l'article:
"Quand il s'agit de jazz, et plus largement de musique, il est difficile, en découvrant le mot "Louis" dans un titre de ne pas penser ouvrir un livre sur Satchmo. Sauf que Louis, en l'occurrence, est un petit gars du Nord, un Belge qui n'a pas tiré le gros lot à la tombola de la vie. Il est roux, ça lui porte longtemps préjudice, il est gaucher, c'est suspect, sa mère le bat, son instituteur le méprise, il vit dans la misère matérielle et affective, mais il a la musique. L'accordéon d'abord, avec ses accords du diable, qui lui permettra de gagner quelques sous dans les baloches et de séduire les filles. Puis de divertir les soldats, quand il choisira de s'engager dans la guerre de Corée. C'est là, au milieu de l'horreur, qu'il décidera de devenir batteur (de jazz), et c'est là que tout commencera"
Et Laure Albernhe termine son article par cette belle invitation: "Il y a un souffle dans ces Tambours de Louis, prenez-le, enivrez-vous, il va vous tourner la tête. Peut-être trop, mais il faut prendre le risque. L'éditeur nous met en garde, ce livre n'est pas tout à fait comme les autres. Il a raison. C'est un bel OVNI. Étrange et déroutant."
...alors... n'est-ce pas là une belle façon de s'enivrer, sans craindre l'alcootest!

dimanche 10 février 2008

Foire du Livre de Bruxelles

Je serai présent à la Foire du Livre le jeudi 6 mars de 20 à 21 heures pour une séance de dédicaces au stand des Presses Universitaires de Namur et le vendredi 7 mars de 20 à 22 heures au stand du Service du Livre Luxembourgeois. Une belle occasion de se rencontrer et de parler de mon livre qui fait son petit bonhomme de chemin, mais qui attend encore la réaction des critiques. Un peu tôt sans doute. Seul Vincent Engel a publié son avis (à lire!) sur son site. Voir le message du 9 février

Chez le médecin

Je suis intrigué. Il y a quelques mois, lors d'une visite de routine chez mon médecin traitant que je fréquente depuis des années, je l'informe de la sortie de mon roman et lui remets un dépliant de présentation. Je supposais qu'il emporterait le dépliant dans sa sphère familiale. Mais quelle ne fut pas ma surprise, lors d'une visite récente, de voir mon médecin extirper le dépliant de mon dossier médical! Je n'avais pas compté sur autant de conscience professionnelle. Voilà, a-t-il dû se dire, une pièce de plus à verser à ce dossier. Ecrire relève donc bel et bien de la médecine, il s'agit comme je le craignais, d'une maladie qui, chez moi, n'est hélas pas encore chronique! Et je suis confirmé dans l'idée que mon médecin est un excellent médecin, puisqu'il ne semble pas désespérer de m'en guérir un jour.
Et confirmé aussi dans ma croyance en la justesse de la citation de J.M.G. Le Clezio qui clôt mon roman: "Un jour on saura peut-être qu'il n'y avait pas d'art, mais seulement de la médecine". Ce roman qui commence par cette autre citation médicale de Kenny Clarke: "La syncope est une maladie musicale qui sert à guérir la phrase".

samedi 9 février 2008

L'avis de Vincent Engel

Vincent Engel a consacré son coup de coeur dans le magazine "Victoire", supplément du journal Le Soir du 9 février, à mon roman: http://blogs.lesoir.be/vincent/page/2/ . Et:

http://www.edern.be/vincent-engel/recherche.php3?recherche=crolit&debut_page=100


Comme ce numéro est consacré à la Saint-Valentin, et donc à l'amour, le roman se trouve en excellente compagnie!
L'article s'intitule "Un ovni littéraire". Le titre me plait assez. Contrairement aux objets fugaces et insaisissables du même nom, en voici donc un qui a bel et bien atterri. On peut le toucher, le humer, le visiter, l'emporter.
J' exprime toute ma reconnaissance à Vincent Engel que je connais bien entendu par ses livres, mais aussi par son site qui vaut le détour. C'est là que j'ai eu vent de son amour de la musique, et plus particulièrement du jazz. Le site de Vincent Engel est un gisement, une mine d'informations littéraires, musicales et autres: http://www.vincent-engel.com/

dimanche 20 janvier 2008

Les tambours de Louis sur Jazz, l'émission quotidienne de Philippe Baron sur la RTBF, Musiq3, mercredi 16 janvier

Je tiens à remercier Philippe Baron de m'avoir reçu dans son émission pour la présentation de mon roman. Sa lecture minutieuse et sensible du livre a facilité grandement la tâche au néophyte des ondes que j'étais.
Vous pouvez entendre l'émission sur le site de la RTBF www.rtbf.be/jazz, radio à la demande, émission du 16 janvier 2008.