lundi 28 avril 2008

La Nuit Remue à Ottignies


Ou plutôt, elle a remué, il y a déjà plus d'un mois, le 21 mars, au Centre Culturel d'Ottignies, dans le cadre des nuits d'encre. Nous étions quelques auteurs à remuer cette nuit-là : Véronique Wauthier, Agnès Henrard, Philippe Bradfer, Roland Hourez, Jean-Paul Raemdonck, moi-même. Et une chanteuse, Alix Leone. Et deux à battre le tambour pour mon livre : mon ami Jean-Jacques Didier, que je remercie ici, et moi-même. Jean-Jacques Didier est écrivain et auteur d'ouvrages pédagogiques, professeur de littérature française à l'Institut Libre Marie Haps (Ecole supérieure de formation pour traducteurs et interprètes), correcteur, excellent et passionné (avis aux auteurs qui hésitent sur l'emploi des tirets et des majuscules, des espaces sécables et non-sécables, sans parler de ceux qui ont oublié les belles règles d'accord de nos participes passés!).
Quant à Alix Leone, la chanteuse, sa voix, ses mots ont vibré ce soir-là: qualité, grâce, intelligence, ce ne sont que trois mots, mais ils suffisent ici. On parle d'elle, on en parlera de plus en plus, c'est obligé. Visitez donc son site: http://www.alixleone.com/
Je voudrais remercier tout particulièrement Pierre Tréfois, qui m'a invité à la soirée dont il a été le maître d'oeuvre, ainsi que Santiago Fischer, pour sa lecture, profonde et percutante, des extraits du roman.
L'intitulé de la soirée m'avait remué l'intérieur: savoir que Michaux rôdait dans les parages m'a fait du bien, lui qui n' est jamais loin de moi.

jeudi 6 mars 2008

La critique du magazine "Jazzman"

Le magazine français "Jazzman" du mois de mars a publié une belle critique du roman, signée Laure Albernhe (http://www.jazzman.fr/). Voici l'article:
"Quand il s'agit de jazz, et plus largement de musique, il est difficile, en découvrant le mot "Louis" dans un titre de ne pas penser ouvrir un livre sur Satchmo. Sauf que Louis, en l'occurrence, est un petit gars du Nord, un Belge qui n'a pas tiré le gros lot à la tombola de la vie. Il est roux, ça lui porte longtemps préjudice, il est gaucher, c'est suspect, sa mère le bat, son instituteur le méprise, il vit dans la misère matérielle et affective, mais il a la musique. L'accordéon d'abord, avec ses accords du diable, qui lui permettra de gagner quelques sous dans les baloches et de séduire les filles. Puis de divertir les soldats, quand il choisira de s'engager dans la guerre de Corée. C'est là, au milieu de l'horreur, qu'il décidera de devenir batteur (de jazz), et c'est là que tout commencera"
Et Laure Albernhe termine son article par cette belle invitation: "Il y a un souffle dans ces Tambours de Louis, prenez-le, enivrez-vous, il va vous tourner la tête. Peut-être trop, mais il faut prendre le risque. L'éditeur nous met en garde, ce livre n'est pas tout à fait comme les autres. Il a raison. C'est un bel OVNI. Étrange et déroutant."
...alors... n'est-ce pas là une belle façon de s'enivrer, sans craindre l'alcootest!

dimanche 10 février 2008

Foire du Livre de Bruxelles

Je serai présent à la Foire du Livre le jeudi 6 mars de 20 à 21 heures pour une séance de dédicaces au stand des Presses Universitaires de Namur et le vendredi 7 mars de 20 à 22 heures au stand du Service du Livre Luxembourgeois. Une belle occasion de se rencontrer et de parler de mon livre qui fait son petit bonhomme de chemin, mais qui attend encore la réaction des critiques. Un peu tôt sans doute. Seul Vincent Engel a publié son avis (à lire!) sur son site. Voir le message du 9 février

Chez le médecin

Je suis intrigué. Il y a quelques mois, lors d'une visite de routine chez mon médecin traitant que je fréquente depuis des années, je l'informe de la sortie de mon roman et lui remets un dépliant de présentation. Je supposais qu'il emporterait le dépliant dans sa sphère familiale. Mais quelle ne fut pas ma surprise, lors d'une visite récente, de voir mon médecin extirper le dépliant de mon dossier médical! Je n'avais pas compté sur autant de conscience professionnelle. Voilà, a-t-il dû se dire, une pièce de plus à verser à ce dossier. Ecrire relève donc bel et bien de la médecine, il s'agit comme je le craignais, d'une maladie qui, chez moi, n'est hélas pas encore chronique! Et je suis confirmé dans l'idée que mon médecin est un excellent médecin, puisqu'il ne semble pas désespérer de m'en guérir un jour.
Et confirmé aussi dans ma croyance en la justesse de la citation de J.M.G. Le Clezio qui clôt mon roman: "Un jour on saura peut-être qu'il n'y avait pas d'art, mais seulement de la médecine". Ce roman qui commence par cette autre citation médicale de Kenny Clarke: "La syncope est une maladie musicale qui sert à guérir la phrase".

samedi 9 février 2008

L'avis de Vincent Engel

Vincent Engel a consacré son coup de coeur dans le magazine "Victoire", supplément du journal Le Soir du 9 février, à mon roman: http://blogs.lesoir.be/vincent/page/2/ . Et:

http://www.edern.be/vincent-engel/recherche.php3?recherche=crolit&debut_page=100


Comme ce numéro est consacré à la Saint-Valentin, et donc à l'amour, le roman se trouve en excellente compagnie!
L'article s'intitule "Un ovni littéraire". Le titre me plait assez. Contrairement aux objets fugaces et insaisissables du même nom, en voici donc un qui a bel et bien atterri. On peut le toucher, le humer, le visiter, l'emporter.
J' exprime toute ma reconnaissance à Vincent Engel que je connais bien entendu par ses livres, mais aussi par son site qui vaut le détour. C'est là que j'ai eu vent de son amour de la musique, et plus particulièrement du jazz. Le site de Vincent Engel est un gisement, une mine d'informations littéraires, musicales et autres: http://www.vincent-engel.com/

dimanche 20 janvier 2008

Les tambours de Louis sur Jazz, l'émission quotidienne de Philippe Baron sur la RTBF, Musiq3, mercredi 16 janvier

Je tiens à remercier Philippe Baron de m'avoir reçu dans son émission pour la présentation de mon roman. Sa lecture minutieuse et sensible du livre a facilité grandement la tâche au néophyte des ondes que j'étais.
Vous pouvez entendre l'émission sur le site de la RTBF www.rtbf.be/jazz, radio à la demande, émission du 16 janvier 2008.

vendredi 28 décembre 2007

Le livre

Le roman « Les Tambours de Louis » est né de la rencontre avec un homme, un musicien dont la photo aurait pu faire la couverture des magazines spécialisés. Mais cet homme a choisi la marge et l’anonymat. A une époque où de plus en plus de gens rêvent de célébrité, rêvent de passer à la télé pour un oui ou pour un non, c’est un paradoxe qui méritait d’être souligné. C’est ce que tente de faire ce livre.
Ce livre parle de musique. Des musiques d’aujourd’hui, et de leur histoire.
Il parle d’un artiste. Il parle d’un maître écorché.
Il parle de guerres.
Il parle de douleurs, et de jouissances.
Il parle de voyages.
Voyage d’un petit garçon sur les routes de France : c’est l’exode, au début de la Seconde Guerre Mondiale.
Voyage d’un jeune homme vers le pays du Matin Calme, la Corée : c’est en uniforme, pour la guerre.
Voyage du même jeune homme, à moto, tous les mois, d’une ville sidérurgique de Lorraine, où il est ouvrier, vers une ville-lumière, vers Paris. Avec, sur le porte-bagages, une caisse claire, une paire de baguettes, une méthode, un cahier, une tranche de pain et une boîte de sardines. Et à l’arrivée : Kenny Clarke, pour un cours de batterie. Kenny Clarke, le père du be-bop - aux côtés de Charlie Parker et Dizzy Gillespie - et de la batterie moderne, l'un des grands inventeurs de la musique de jazz, dixit Le Dictionnaire du Jazz, paru dans la collection Bouquins, chez Robert Laffont.
Voyage d’un autre temps aussi : c’était, sur des bateaux négriers, celui de millions de femmes, d’hommes, d’enfants arrachés à leur terre africaine pour devenir les esclaves d’un Nouveau Monde et payer de leur sueur et de leur sang le développement des Etats-Unis d’Amérique.
Voyage clandestin, plus secret, d’un petit rien, de quelque chose comme un mouvement imperceptible, qui a accompagné le précédent : une particularité musicale, tellement petite, qu’elle a pu tenir dans le seul bagage que les esclavagistes ne purent contrôler : le corps et l’âme, body and soul, des captifs.Ce petit rien, c’est la syncope.
Voyage donc, de la syncope, d’Afrique vers le Nouveau Monde, et du Nouveau vers l’Ancien : déjà atteinte, l’Europe reçoit le coup de grâce, l’Europe est définitivement touchée par la grâce, après la Seconde Guerre Mondiale, au contact des boys américains. L’Europe sera jazz, et définitivement In the mood.La syncope est une maladie musicale qui sert à guérir la phrase, dit Kenny Clarke au jeune homme.Et cette syncope a bouleversé le paysage musical d’Occident, et la danse. On ne danse plus guère la valse ; quant aux autres danses, elles ont quitté la piste pour devenir « folkloriques ».
Voyages d’autres artistes aussi, vers les pays de la syncope, et retour : l’art nègre avait la cote bien avant l’arrivée des boys. Cette syncope, les musiciens nous la font entendre. Picasso, Matisse, Paul Klee, Juan Miro, et d’autres, nous la donnent à voir…
C’est de tout cela que parle le livre, et d’autres choses encore :d’accidents, de dissonances, d’accordéon, de chères sœurs, d’oies qui se sauvent, de buis qui crève, et de canards sauvages,et de rythme, surtout de rythme, rien que de rythme…