lundi 29 mai 2017

Une collaboration avec l'artiste flamand Philippe José Tonnard

Les mots et les images font bon ménage, une fois de plus, mes mots, et ceux de quelques auteurs flamands, qui accompagnent deux cents œuvres de l'artiste gantois Philippe José Tonnard, rassemblées dans son livre De dieren vinden het goed. En français : Les animaux trouvent ça bien.
Ils font bon ménage, et le fait que les mots soient français et flamands ne change rien à l'affaire. Au contraire, ils font figure de résistants dans notre petit pays déchiré par une frontière linguistique qui le traverse de part en part, comme elle traverse aussi pas mal d'esprits chagrins, mais ceci est une autre histoire. Il n'y a que les images qui franchissent impunément toutes les frontières linguistiques du monde, et celles créées par Philippe José Tonnard en apportent une nouvelle preuve.
Les images de Philippe José Tonnard font, elles aussi, de la résistance. Pendant deux ans, l'artiste a développé une série d'œuvres qui explorent la tension entre morale et nature, et plus particulièrement le rapport de l'homme avec les animaux. L'idée est née d'un objet industriel, la boîte à tartines SMASKA de IKEA. L'artiste a fait subir à ces « animaux-boîtes repas » un traitement proche de celui auquel les animaux peuvent s’attendre au cours de leur existence au milieu des hommes.
Pour ce livre, j'ai écrit une sorte de conte : Au milieu du supermarché, un petit chien jaune en plastique rêve de parents qui sifflotent.
Les autres textes sont écrits par des auteurs flamands : Stijn Vermeire, Leon Riekwell, Daniël Vanheirzeele, Charley et Ph José Tonnard himself. Tous les textes existent dans les deux langues.

Philippe José Tonnard est également musicien. Il a créé le groupe de rock primitif ou post punk second ou troisième degré, voire plus, Orange Pendek.

Le livre a été édité par Thinkers Publishing, en édition limitée et signée par l'artiste. Un tirage en édition courante est prévu.
Pour plus de détails sur l'artiste, ses œuvres, ses performances, et ce livre voir son site

samedi 13 février 2016

Ti Frere, 26 ans plus tard



26 ans se sont écoulés depuis la parution de ce numéro du magazine mauricien Week-End Scope, avec le grand ségatier Ti Frere en couverture, à l'occasion de l'enregistrement du CD "Hommage à Ti Frere" par Ocora Radio-France. L'hebdomadaire était né une semaine auparavant: belle manière d'inaugurer un magazine en orchestrant le sauvetage de la musique de ce grand artiste. Le cd est hélas épuisé, mais une réédition n'est pas exclue...
Pour marquer les 25 ans de cet événement, voici deux articles. Le premier évoque cette grande aventure; le second, que j'ai rédigé, est une modeste réflexion sur ce que peut représenter Ti Frere aujourd'hui pour les jeunes générations, ainsi qu'un appel à une nouveau sauvetage. Ti Frere en ligne, forever... Il a été publié dans Weekend Scope, ainsi que sur le site réunionnais 7 lames-la-mer.

http://www.lemauricien.com/article/lucien-putz-celui-qui-sauva-la-memoire-ti-frer

http://www.7lameslamer.net/ti-frere-forever-aussi-pour-les-1119.html

jeudi 16 juillet 2015

Strange fruit, chanté par Billie Holiday devient un chant créole: "In fruit étrange" et... cherche chanteuse


Le temps est au blues et aux fruits étranges de l'austérité. Est-ce un hasard si ma dernière chronique musicale sur Blog à part, intitulée Le blues, le capitalisme, et Alan Lomax, le passeur, était consacrée au blues?

La Grèce vient de capituler face aux diktats de l'Allemagne, et j'ai le blues. Quant à mon chronique sur le blues du Mississippi, né dans les champs de canne du Sud des Etats-Unis, il a voyagé, allégé et adapté pour d'autres cieux et d'autres champs de canne, ceux de l'Île Maurice et de la Réunion. L'article a été publié dans le magazine mauricien Week-End Scope, ainsi que sur le site du quotidien Le Mauricien. Il est également paru, grâce à Nathalie Valentine Legros, sur le site réunionnais 7 lames la mer. J'y évoque la chanson Strange fruit, chef-d’œuvre créé par Billie Holiday en 1939. Si j'en reparle ici, ce n'est pas seulement parce que j'ai le blues, mais parce que la puissance de cette chanson est telle que sa simple évocation dans l'article libère, aujourd'hui encore, des énergies. Il y a d'abord un événement qu'on pourrait qualifier d'historique, à l'échelle du cheminement, déjà long, de cette chanson : il existe désormais une version en créole de Strange fruit ! Elle vient en effet d'être traduite par Jean-Claude Legros et s'intitule, évidemment In fruit étrange. Il ne manque plus que la chanteuse...

Par ailleurs, Nathalie Valentine Legros vient d'écrire un bel article sur l'histoire de cette chanson. J'y apprends l'existence d'étranges et douloureuses connexions: entre Abel Meeropol, le compositeur de Strange fruit et les époux Rosenberg, assassinés par l'in-Justice américaine. Extrait de l'article (disponible ci-dessous) : "Le 19 juin 1953, les époux Rosenberg, Ethel et Julius, condamnés à mort pour espionnage, sont exécutés sur la chaise électrique, dans la... prison de Sing Sing. Ils laissent derrière eux, deux petits garçons orphelins : Robert et Michaël, 6 et 10 ans. Abel et Anne Meeropol les recueillent et l’adoption est officialisée en 1957."
Est-ce déplacé de penser à cette chanson qui évoque les lynchages dans le Sud des USA, à propos des diktats allemands et européens qui acculent la Grèce et les Grecs à une insoutenable austérité, voire à la misère pour beaucoup, sans espoir d'embellie avant longtemps, alors que le peuple (le peuple, pas les anciens gouvernements ni les banques ni... Goldman-Sachs) grec n'est en rien responsable de cette situation. Bien sûr, personne n'a encore été exécuté ou lynché en Europe. Mais comment appeler les nombreux suicidés en Grèce, et les malades qui meurent, faute de pouvoir se soigner correctement ?


Des fruits étranges et douloureux poussent un peu partout sur notre planète ces jours-ci...

Voici les liens, d'abord vers l’article original, puis vers l'article allégé et adapté, et enfin vers l'article de Nathalie Valentine Legros, dans lequel se trouve aussi la traduction en créole de la chanson, ainsi que les vidéos de Billie Holiday, et d'autres versions de la chanson.

Et l'appel est lancé : chanson cherche chanteuse ! In fruit étrange cherche chanteuse réunionnaise ou mauricienne pour continuer son voyage !

http://www.blog-a-part.eu/le-blues-le-capitalisme-et-alan-lomax-le-passeur/

http://www.lemauricien.com/article/lucien-putz-celui-qui-sauva-ti-frer-l-oubli-sega-l-ile-maurice-et-blues-du-mississippi-les-d

http://7lameslamer.net/l-etrange-histoire-d-une-chanson-1441.html

Je termine par un extrait de mon roman Les tambours de Louis, où j'évoque la grande chanteuse

(…) et la grande Billie, emprisonnée, interdite, relâchée, réinculpée sur son lit de mort, élégante, éblouissante sous les projecteurs, chantant du haut de la scène pour ceux qui tiennent le haut du pavé, Billie qu’on n’hésitera pas à renvoyer dans le caniveau pour abus de plaisirs, alors que le plaisir qu’elle distille est autrement subversif – son chant n’aurait-il pas été la véritable raison de son internement, la drogue n’en ayant été que le prétexte, l’alibi légal : cette façon de tordre, de s’accaparer la langue officielle des États-Unis, de briser les mots de l’Amérique puritaine, de les habiller des atours de l’amour, ou plutôt de les déshabiller, de les lécher, de les mordre, de rappeler aussi la tragédie, les tragédies, vieille nounou de deux cents ans à la voix presque éteinte qui n’en finit pas de raconter l’ancienne douleur, cette façon de rire aussi, de tourner en dérision, de casser les coquilles des mots et des notes pour en évacuer les vulgaires certitudes, de distiller ce poison sur les ondes, sur les plus grandes scènes, le danger réel n’était-il pas là ? (p. 116)

samedi 29 mars 2014

Le guitariste Fabien Degryse, le batteur Luc Vanden Bossche et le Grand Asile toujours prêts à faire résonner "Les tambours de Louis" sur scène!

Après le succès de "Syncopes", spectacle tiré de mon roman "Les tambours de Louis", présenté par la compagnie du Grand Asile, cette fois à  la Médiathèque de Longwy, en Lorraine française, je lance un double appel aux organisateurs de tous poils (jazz, littérature, théâtre, écoles).
En tant qu'auteur, j'ai la chance inouïe de pouvoir proposer deux versions différentes de mon roman, jouées par des comédiens et des musiciens. Une chance d'autant plus inouïe que les deux versions ont toutes deux été hautement appréciées par le public et par la critique, quand celle-ci était présente.

La première version, c'est "Syncopes", spectacle coup-de poing, théâtral et musical, par les comédiens et musiciens de la Compagnie "Le Grand Asile". Voir sur ce blog, dans les libellés: " Le spectacle Syncopes", les publications du 4 décembre 2010 et du 30 janvier 2011 (oui, oui, ça fait un bout de temps... mais l'aventure continue).
La seconde version est une lecture puissante, finement musclée et ciselée, d'extraits du roman, par les comédiens des Brigades d'Interventions Poétiques, la chorégraphe, anthropologue de la danse et auteure Joannah Pinxteren, accompagnés, soutenus, portés par deux musiciens exceptionnels: le batteur Luc Vanden Bossche et le guitariste Fabien Degryse, qu'il est inutile de présenter aux amateurs de jazz; quant aux autres... ben un clic sur Google, ou un coup d’œil sur ce blog, à la date du 5 septembre 2012, un article écrit après la soirée du Jazz club de Mazy.
Mais tout ça ne sont que des mots.... je vous invite à regarder cette courte vidéo, qui vous donnera une idée de l'ambiance qui régna ce soir-là au club de Mazy et de la qualité de la représentation. Et que nous aimerions tous reproduire dans d'autres lieux...  Pour la visionner, copiez-collez ce lien dans votre navigateur:  http://youtu.be/QiMyyywAYUk
Ou bien vous allez sur le site Youtube, puis rechercher "Syncopes" par les Brigades d'Interventions Poétiques.

Représentation de "Syncopes", à la Médiathèque de Longwy, toujours aussi magnifique, toujours aussi applaudie !

Une nouvelle fois, je tiens à remercier et à féliciter les comédiens et techniciens, et bien sûr, Aïcha, qui assure la mise en scène, pour la splendide représentation de "Syncopes" à la Médiathèque de Longwy, ce vendredi 14 mars. Splendide, visuellement et émotionnellement, le courant est passé, tout au long du spectacle, avec le public. Moi qui ai vu "Syncopes" à plusieurs reprises, je dirais que quelque chose s'est encore ajouté, à Longwy, quelque chose comme de la maturité, une assurance, une sérénité de comédien, jusque dans les scènes les moins sereines, et Dieu sait s'il y en a, des scènes pas sereines... l'enfance de Louis, la guerre 40-45, la guerre de Corée, le travail en usine ne sont pas vraiment des havres de sérénité, ni d'ailleurs l'accordéon, ou la batterie, étudiée chez Kenny Clarke : la sérénité, la paix intérieure, ça s'arrache, ça se mérite, ça se gagne, parfois à la force du poignet, à la force des deux poings, que ce soit après un bal, sur un ring de boxe, un champ de bataille en Corée - poings refermés sur une arme - ou derrière une batterie, doigts fins en éveil contrôlant deux baguettes de bois...
The show went on... le lendemain, avec le Total Trio de Luciano Pagliarini. Magnifique retour, puissance absolue, finesse radicale... En phase avec les photos de Jos Knaepen. Voir l'article précédent.
Mes remerciements vont aussi aux responsables de la Médiathèque de Longwy, et plus particulièrement à Lucile Dupuich. Photo de Virginie Malik. Plus de photos sur facebook.

lundi 10 mars 2014

Spectacle (Syncopes), conférence (moi), concert (Luciano Pagliarini) et expo (Jos Knaepen) à Longwy les 14 et 15 mars

Il se passe des choses ces temps-ci à la Médiathèque de Longwy, en Lorraine française... Rien de moins que

le spectacle "Syncopes",

tiré de mon roman "Les tambours de Louis", par la Compagnie du Grand Asile (voir présentation et critiques sur ce blog) le vendredi 14 mars à 20 h

Conférence : Le jazz, musique de résistance, de l'Amérique à la Gaume par Lucien Putz  (conférence illustrée et en musique par le Total Trio de Luciano Pagliarini), le samedi 15 mars à 15h30, suivi du...
Concert de Total Trio  : le grand retour de Luciano Pagliarini 
Les membres du Total Trio : Luciano Pagliarini, saxes ; Jean-François Charbonnier, tuba ; Misch Feinen, batterie, percussions accompagnés à la guitare par Ferd Pavamt, après avoir illustré la conférence par quelques notes de jazz, remonteront sur scène pour un concert événement.
le samedi 15 mars à 17h30, après la conférence

Exposition : L’odyssée du Jazz     du 7 au 26 mars
Des premiers esclaves africains jusqu’aux fulgurances électriques d’aujourd’hui : cette fresque est une invitation au voyage dans la grande saga des musiciens afro-américains.
Exposition : Photographies de Jos Knaepen du 7 au 26 mars


Parcourant les concerts de jazz de par le monde depuis près de quarante ans, le photographe professionnel belge Jos Knaepen a acquis une renommée internationale, en travaillant notamment pour le magazine américain Downbeat. Il nous fait l’honneur d’exposer un beau panorama de son travail photographique, visible dans la salle d’exposition. 
 


Adresse: Avenue de l'Aviation, Longwy, France

mardi 17 septembre 2013

La sacoche de l'architecte


Oui, après des Tambours, et une Lettre, voici qu'arrive un troisième objet incongru, une Sacoche. Notez que ces trois objets font en général partie des attributs du crieur public (voir la photo ci-dessous, du 6 septembre 2012, même si celui-là n'a pas de sacoche).

Crions donc, publiquement, et oyez... un nouveau livre sort ces jours-ci, une série de dessins extraits de la sacoche d'un architecte, assortis d'un texte, une sorte de conte, l'histoire d'une plume, d'une main, d'un homme.
Ce livre est le fruit d'une collaboration entre Gérard Dutry, dessinateur, peintre, professeur, architecte, fondateur et co-animateur de l'Atelier de Dessin de Louvain-La-Neuve, et moi-même. Ce n'est pas la première fois que les dessins de Gérard croisent les textes de Lucien (moi), puisque Gérard est l'auteur des dessins de couverture de mon roman (Les tambours de Louis) et du pamphlet (Lettre ouverte aux femmes et hommes politiques). Ils en deviendraient presque une marque de fabrique... L'histoire de cette collaboration a déjà fait l'objet de publications sur le blog, voir dans les libellés, à gauche.

Mais cette fois, c'est différent, ce serait plutôt l'inverse, un texte qui servirait de couverture aux dessins... tel un espion, le dessin aurait donc besoin d'une couverture?

Mais non, mais non, les dessins sont lumineux, ils n'ont rien à cacher, et tout à montrer. Voici donc un bel objet, ce livre, quinze dessins tirés d'une série de quarante, intitulée Faux traité de géométrie. Le texte les accompagne, simplement, page par page, et raconte l'histoire d'un ...architecte. Ne croyez pas un mot de ce que vous lirez, même si tout est vrai...

Le livre, publié chez Eranthis, a été présenté à l'occasion des trente ans de l'Atelier de Dessin de Louvain-La-Neuve. Trois jours de rencontres, et l'exposition de trente dessins de la série, en septembre 2013.
Pour avoir un aperçu du livre, cliquez sur le lien, puis sur l'onglet "Google aperçu"
http://www.i6doc.com/fr/livre/?GCOI=28001100999800&fa=author&person_id=17670
Pour l'Atelier de Dessin: http://www.dessinlaneuve.be

mardi 25 juin 2013

Un nouveau blog rien que pour "La lettre ouverte aux femmes et hommes politiques"...

Oui, snif, pour des raisons de clarté, et en raison de l'ampleur prise par mon second livre, le pamphlet politique, celui-ci réclame un blog qui lui est entièrement réservé. Je retire donc la plupart des textes et informations sur les actions le concernant et les transfère sur le nouveau blog: Lettre ouverte aux femmes et hommes politiques

Sur ce blog-ci, donc, sera visible tout ce qui concerne le roman "Les tambours de Louis" et le spectacle "Syncopes", tiré du roman par la compagnie de théâtre-action Le Grand Asile, ainsi que les annonces de chroniques musicales sur Blog à part, le blog de Vincent Engel, et peut-être l'une ou l'autre élucubration...

mardi 16 avril 2013

Le spectacle "Syncopes" à Virton


The show goes on...
Syncopes, la création  de la compagnie de théâtre-action Le Grand Asile inspirée de mon roman Les tambours de Louis poursuit sa route en 2013.
Pour plus d'informations, voir "Libellés", dans la colonne de gauche, "Le spectacle Syncopes".
Deux séances, 17h et 20h, le dimanche 21 avril au Centre Communautaire, St Mard (Virton), 38, Rue L.Colleaux.
Invitation à tous, y compris les programmateurs curieux... un dimanche en Gaume...
 

jeudi 31 janvier 2013

Le Black Rose Orchestra, de Cape Town (+ Pierre Bernard et Joe Higham), pour quelques concerts en Belgique


Je signale la parution de ma nouvelle chronique jazz sur le blog "Blog à part" de Vincent Engel. Il ne s'agit pas d'une chronique agricole, contrairement à ce que la photo pourrait faire penser. Sur le tracteur, Hannar Zwrachtos, alias Filip Baert, batteur de jazz. Mais ça, c'était il y a longtemps. Aujourd'hui il vit en Afrique du Sud et il est le leader du groupe Black Rose Orchestra qui donne quelques concerts en Belgique en janvier et février. Ainsi qu'un stage avec Joannah Pinxteren, danseuse, chorégraphe, pédagogue, anthropologue de la danse et auteure d'un livre sur le danzon de la Havane. Voir la chronique sur le blog 
 
Petit rappel des chroniques parues, toujours visibles sur le blog, dans la rubrique Culture, Musique:
  • Florizoone, Horbaczewski et Massot nous font leur Cinéma Novo
  • Freedom (Freedom Ryhtm & Sound, Revolutionary Jazz & The Civil Rights Movement 1963-82)
  • Les duos de Joëlle Léandre
  • La musique de Michel Herr
  • Marc Copland, seul
  • Les grandes oeuvres avancent lentement, ou: Mr Nobody, le chef-d'oeuvre jubilatoire de Jaco Van Dormael
  • Solos et duos de Pierre Van Dormael: une audition impromptue au Rideau Rouge de Lasne
  • La root africaine de Guy Le Querrec et de ses trois complices passe par Louvain-La-Neuve
  • Matt Darriau's Paradox Trio sur le Cuirassé Potemkine
  • Le carnaval de Sonny Rollins
  • Le concert de Dave Liebman in the baba au Singel d'Anvers
  • Han Bennink, le KVS, la pauvreté, et les Flamands qu'on aime
  • Pasolini, Blind Willie Johnson, Odetta et le futur antérieur
  • Philip Catherine plays Cole Porter
  • La petite musique de Kafka
  • Charles LLoyd, John Zorn et les photographes
  • Hymne à la jeunesse blessée
  • L'esprit de l'Archiduc, l'art de vivre de Lew Tabackin
  • Tutu Puane, chanteuse, sur scène et sur disque
  • Lew Tabackin revient à l'Archiduc et Earl Hokin raconte
  • Le trio de Han Bennink à l'Archiduc
  • Joannah Pinxteren, chorégraphe, anthropologue de la danse, aventurière du geste

 
 
 

 

lundi 22 octobre 2012

Le coup de coeur de Vincent Engel pour "La Lettre ouverte aux femmes et hommes politiques"

 
Vincent Engel a consacré son Coup de Cœur dans le magazine Victoire à ma "Lettre aux femmes et hommes politiques", parue aux Éditions du Cerisier (supplément du Soir du 20-10). Titre: "J'accuse" Article publié aussi sur Blog à part  http://edern.be/wordpress/jaccuse/ 
Voici:

Lettre ouverte aux femmes et hommes politiques, Lucien Putz, Cuesmes : Le Cerisier, 2012. 58 p. 7 €

J'accuse
On le sait, la situation socio-économique est mauvaise et les perspectives sont pour le moins mauvaises. La démocratie est en crise et l’Europe s’enfonce parce qu’elle n’ose pas faire le saut du fédéralisme et de l’abandon des souverainetés nationales. L’Espagne, l’Italie et la Grèce préfigurent ce qui nous attend ; et pourtant, les mêmes recettes continuent à être appliquées, quand on sait qu’elles sont pour le moins peu efficaces.
La colère grandit chez les gens. Vous et moi. Lucien Putz l’exprime à sa manière, forte et poétique, dans cette lettre ouverte qui est avant tout un long cri, aux allures parfois théâtrales, qui énonce, dénonce et propose. On le voit bien sur scène, dans la bouche d’un comédien passionné. En attendant, un petit électrochoc qui ne peut qu’être salutaire – même si le plus dur reste à faire. Et sans perdre de vue que les destinataires de cette lettre, ce sont aussi (et peut-être surtout) vous et moi, dont les politiques ne sont que les représentants.
Vincent Engel


Article de Michel Voiturier sur "La lettre...": Attention, danger de mort démocratique"


Michel Voiturier* a consacré un article dans Le Non-Dit 97 à ma "Lettre aux femmes et hommes politiques":
 
Hommes politiques : attention danger de mort démocratique
par Michel Voiturier
Lucien Putz (Arlon, 1950) rejoint la cohorte des Indignés. À l’heure où s’annoncent les élections communales et provinciales de 2012, il lance un petit livre d’une cinquantaine de pages pour crier son besoin d’une réorientation de la politique.
Il traduit avec des mots simples, des mots forts le sentiment de beaucoup de citoyens d’être dépossédés de la démocratie. Son parti pris d’oralité donne une force particulière aux phrases. Celles-ci ne s’alignent pas comme dans la prose habituelle. Elles sont coupées, à la façon des vers libres et acquièrent de la sorte un rythme scandé.
Comme Putz joue avec des répétitions, des reprises, ses propos prennent le chemin d’une sorte d’incantation, de litanie musicale. La persuasion naît en partie de ces réitérations soit dans les mots, soit dans la structure syntaxique sous forme de questionnement ou d’énumérations, par exemple. Et, puisque c’est d’abord un livre, la typographie vient ajouter un impact visuel à celui des idées : usage périodique des italiques ou de caractères gras, syntagmes en capitales…
Mais la forme n’est que l’emballage. Le fond, lui, importe avant tout. Notre pamphlétaire s’adresse donc à nos élus. Il leur rappelle la confiance qui fut mise sur eux. Il dit sa colère de voir que la démocratie n’est pas ce qu’il (et nous aussi) espérait.
Il en esquisse les étapes historiques. Il décrit les manœuvres pour former des gouvernements. Il comprend la nécessité de tenir compte du réel au détriment de l’utopie. Mais il a du mal à admettre comment s’est instauré un système inéquitable alors qu’on cherchait à mettre en commun. Au moyen de l’Europe, notamment.
Ce qu’il n’arrive plus à comprendre (et nous aussi) c’est que les décisions politiques finissent par se prendre par des commissions alors que le parlement européen s’y était auparavant opposé. Et de s’interroger alors sur la loi qui a remplacé la loi divine : celle du marché. Bonne à l’origine mais dévoyée désormais au profit des profits.
Après avoir admis que le bien collectif doit passer avant les libertés individuelles, il ne parvient pas à agréer que la finalité de pas mal de décrets, dès qu’ils sont liés à l’économique, finissent par favoriser la spéculation, la finance internationale sacrifiant tout sous prétexte du prétendu pouvoir de l’offre et de la demande. En finale, c’est bien de ce dévoiement dont il est question. Et c’est cela que Putz envoie aux élus, actuels et futurs : comment s’y opposer ? comment si on n’y parvient pas éviter un soulèvement contestataire de plus en plus prévisible ?
 
(*) Ex-professeur au Zaïre et en Hainaut, Michel Voiturier est aussi critique d'art inconditionnel du contemporain (notamment dans le magazine Flux News), chroniqueur littéraire accordant priorité au style (Le Courrier de l'Escaut, Formules), performeur en poésie improvisée sur scène (en complicité avec le compositeur Christian Leroy), essayiste, homme de théâtre (auteur, comédien), novelliste et enfin animateur en ateliers d'écriture (de l'alphabet aux mots-valises via le langage comme moteur créatif). Michel Voiturier possède bien des atouts qui lui permettent de faire entendre distinctement sa voix parmi celles des plus nécessaires écrivains belges francophones.
 

jeudi 6 septembre 2012

Lettre ouverte à nos femmes et hommes politiques


Les tambours n'en finissent pas de résonner, mais cette fois ils voudraient battre un autre rappel...
Louis, le batteur solitaire, personnage central du roman, est un révolté qui déclenche chez ses auditeurs des feux intérieurs qui durent et chauffent toute une vie.
Un de ces feux au moins - mais il y en a d'autres -, celui qui s'était allumé en moi, s'est propagé à l'extérieur, sous la forme de ce roman, et continue de brûler, je l'espère, quand les pages se tournent, ou quand les comédiens du Grand Asile lui donnent vie dans leur spectacle Syncopes.
D'autres tambours voudraient se mettre en marche, maintenant, et battre cet autre rappel, dans les rues, sur les places,
oyez, oyez, bonnes gens, disait-on jadis dans les BD de mon enfance, ou dans les films historiques,
oui, oyez bonnes gens, mais oyez aussi, vous, nos élus, nos dirigeants, comme on dit, car en fait de direction, il n'est pas impossible que celle que vous voulez nous faire prendre nous mène droit dans le mur...
oyez donc, je vous écris cette lettre ouverte sous la forme de ce petit livre
Non, ne faites pas la moue... ce texte n'est pas un texte partisan, il s'adresse à tous ceux qui font de la politique leur métier ou leur idéal, toutes tendances confondues, mais aussi, bien sûr, à nous tous, les électeurs, qui décidons de leur destin.
Un texte citoyen, en somme, qui revisite le sens du mot "démocratie" et de la fonction politique. Il n'est à situer ni à gauche ni à droite, mais bien au centre, une sorte de "centre absolu", ou ...oserais-je le dire d' "extrême-centre"! Avant toute autre velléité de progrès, il s'agit en effet de remettre les pendules à l'heure.
Le livre est paru aux Éditions du Cerisier. Pour vous rendre sur le site, cliquez sur le titre.
http://editions-du-cerisier.be/spip.php?rubrique20

mercredi 5 septembre 2012

Une soirée magique : la lecture-spectacle d'extraits du roman à Mazy


Ce qui ne devait être qu'une gentille présentation de mon roman au club Nam8jazz de Mazy, ce 30 août 2012 s'est vite transformé en spectacle, et quel spectacle, même si je suis mal placé pour le dire... mais vous n'avez qu'à poser la question à ceux qui étaient là ! Cette soirée n'aurait pas existé sans la volonté de Philippe Dethy, que je remercie très sincèrement, ni l'omniprésence et l'aide de Geneviève. Au projet initial de simple entretien avec Philippe, se sont ajoutés d'abord
le batteur Luc Vanden Bossch qui se proposait d'illustrer musicalement certains propos du roman, puis
le guitariste Fabien Degryse,
Aicha, Deborah et David, tous membres des Brigades d'interventions poétiques de la compagnie de théâtre-action Le Grand Asile, qui sont venus présenter des extraits du spectacle Syncopes, tiré du roman, et  
Joannah Pinxteren, amie de toujours, danseuse, chorégraphe, pédagogue et anthropologue de la danse, auteure d'un très beau livre sur le Danzon à La Havane (Éditions namuroises), et ... personnage du livre, car elle a travaillé avec Louis, la figure centrale du roman.
Tout cela a abouti en peu de temps à un spectacle... comment dire... oui, magique, comme je l'écris dans le titre, car il s'en faut toujours de peu pour qu'un spectacle soit réussi, ou juste pas mal, ou un peu monotone, ou un peu raté, ou tout à fait raté, sans que l'on sache toujours bien pourquoi. Ce soir-là, il s'est passé quelque chose entre les comédiens, la danseuse-diseuse, les musiciens... le texte a pris chair, le texte a vibré autrement dans la voix et le corps des comédienNEs, de la danseuse et lectrice, sous les baguettes, les balais, les doigts fins et subtils de Luc, et dans la musique, souple et profonde, de Fabien.
Luc, qui n'est pas tombé de la dernière pluie de notes à la cymbale, caisse claire ou tom, résume bien le sentiment général sur Facebook : (...) Une expérience unique avec une superchouette équipe.
Merci donc à tout cette « superchouette équipe » dans laquelle il faut compter aussi Jérémie et Sébastien, pour la régie. Merci aussi à René Robaye, pour sa présence et son soutien, avec les Éditions namuroises et Graziella, qui a mené le petit entretien.
Liens :
Photos: ©Jacques Maréchal

mardi 24 janvier 2012

Deux représentations de "Syncopes" en Belgique et en France

Après Rossignol et Marche, deux nouvelles représentations de "Syncopes", à Athus, au Centre Culturel d'Aubange, situé à... Athus, rue du Centre 17, le vendredi 27 janvier, et en France, au Gueulard de Nilvange, le dimanche 29 janvier.
Infos et critiques: plus bas sur cette page...

mardi 18 octobre 2011

Philippe Dethy, animateur de N'8'Jazz Mazy/Namur a lu le livre et vu "Syncopes"


Oui, parmi tous les avis et critiques émis sur le le livre, certains me tiennent particulièrement à cœur: ceux émis par les acteurs de la scène jazz. C'est donc avec joie que je publie l'avis de Philippe Dethy, animateur au sein de la coopérative N'8'Jazz Mazy :

« Après la mise en bouche nécessaire de quelques pages pour m'habituer à votre style osé et si adapté, j'ai avalé les tambours et Louis, ses père, mère, frère et sœur, ses amies musiciennes, ses amis, la sidérurgie, le bal musette, la Corée, ses timbres et Tokyo, le chauffage de l'école, l'accordéon, le magasin, le club, la moto vers Kenny Clarke aller-retour, les morts, les demi-morts et les trois-quart vivants... sans ennui de digestion. Léger et pourtant... »

Je vous invite à faire un tour sur le site de la coopérative en cliquant sur le titre. En plus des concerts réguliers, au rythme de deux par mois, l'association organise le festival Nam'in'jazz dans différents lieux de Namur et environs. Et si vous cliquez sur "NOUS", vous verrez que ces "nous" sont de joyeux drilles, pour qui le jazz n'est pas juste une musique qui permet d'activer discrètement certains muscles du cou et du talon pendant les concerts, mais aussi une certaine façon d'être drôle, éveillé, sans beurre et sans rebroche, comme ils l'écrivent (faut oser, ben oui, c'est comme ce Guy Ness, là, sur la vache, occupé sans doute à rassembler un troupeau de chevaux qui font meuh et à les guider vers de nouveaux pâturages). Et j'y lis que Guy Ness n'est pas une bière – c'est bien dommage -, mais un vieux chien alcoolique. Rien à voir avec le jazz ? Ben si, je le disais plus haut, le jazz c'est pas juste une musique ! D'ailleurs faudrait rappeler ça à quelques organisateurs de festivals haut de gamme du Nord du pays (non non, c'est pas communautaire, c'est juste comme ça) mais aussi par exemple, à certains musiciens comme John Zorn – j'ai une dent contre lui depuis le dernier festival Middelheim d'Anvers*. Mais voilà que je mélange tout.

Pas que le ton sur cette page « NOUS » Le fond aussi, la nourriture extra-musicale ! Ça fait plaisir de voir ressurgir les couvertures de quelques-uns des livres qui ont compté pour moi : La rage de vivre, (Really the Blues) du clarinettiste Mezz Mezzrow, livre fondamental et festif, que je cite d'ailleurs dans mon roman, Blues People de Leroy Jones, moins festif mais peut-être plus fondamental que le premier, Moins qu'un chien (Beneath the Underdog), de Charles Mingus, et enfin, Free Jazz et Black Power, l'essai de Ph. Carles et J.L. Comolli.

* Voir ma chronique sur Blog à part, le blog de Vincent Engel, John Zorn, Charles Lloyd et les photographes. http://edern.be/wordpress/

dimanche 11 septembre 2011

Syncopes à Marche


Le spectacle "Syncopes" tiré de mon roman et joué par la Compagnie du Grand Asile sera présenté le 23 septembre à 17h30 à Marche, en collaboration avec la Maison de la Culture Famenne-Ardenne.
Si vous souhaitez en savoir plus sur ce spectacle, voyez ci-dessous la présentation et quelques avis (publiés le 30 septembre, le 4 décembre 2010, et le 30 janvier 2011).



Lieu: Studio des Carmes
Rue des Carmes, 3
6900 Marche-en-Famenne



Renseignements et réservations :

Laura Perez
084/32 73 84
rp.mcfa@marche.be

Entrée gratuite, mais inscription obligatoire pour le 16 septembre au plus tard - nombre de places limitées!

vendredi 25 février 2011

L'opinion de Francis Chenot

Francis Chenot est poète, critique musical, fondateur, avec Francis Tessa, de la Maison de la Poésie d'Amay et des Editions de l'Arbre à Parole dont il est le directeur. Il a lu le livre et voici ce qu'il en dit: "J'ai terminé cette nuit «Les tambours de Louis» que j'ai lu avec beaucoup de plaisir. Je ne connaissais pas Louis Mellyne, mais ce livre est avant tout une déclaration d'amour pour le jazz. Et quelle érudition ! D'accord avec vous… et Louis, Picasso et Coltrane sont les plus grands artistes du XXe siècle. Il manque, dans les batteurs que vous citez, un nom : celui de Paul Motian, même s'il est Blanc. Que Louis se rassure : Stéphan P. a suivi le bon chemin".
Picasso, Coltrane,les plus grands artistes du XXe siècle... avec quelques autres. Les batteurs cités dans le livre sont ceux qui me sont venus plus ou moins spontanément, et qui ont marqué ma mémoire, ou celle de Louis. La liste n'est pas exhaustive... il y a beaucoup d'excellents batteurs, beaucoup de maîtres, et Paul Motian est certainement un des plus grands.
Merci, Francis, pour cet avis.

Et tant que j'y suis, je voudrais mentionner un batteur superbe que je viens de découvrir au Beursschouwburg dans le cadre du festival Justjazzit, au sein du quartet d'Hélène Labarrière composé du saxophoniste baryton François Corneloup et du guitariste Christophe Marguet: Hasse Poulsen. A retenir !
Et tant que j'y suis, puisque j'y suis encore, je me souviens de Jim Black, un jeune batteur trop rare chez nous, que j'avais entendu il y a quelques années avec Dave Liebman et Ellery Erskelin.
Voilà, c'est tout, je n'y suis plus.
Ah et si vous voulez en savoir plus sur Francis Chenot, cliquez sur le titre.

dimanche 30 janvier 2011

Après le spectacle "Syncopes": l'avis et le témoignage de Jean-Luc Geoffroy


Jean-Luc Geoffroy est responsable du Service du Livre Luxembourgeois, écrivain, poète, auteur de plusieurs ouvrages, dont Miserrances (Luce Wilquin), photographe amateur et ... ventriloque, magicien et sculpteur sur ballon(sic). Musicien amateur, il a eu l'occasion de bénéficier des conseils de Louis le musicien, Louis l'homme, le vrai, devenu le personnage de mon roman. Comme tous ceux qui l'ont connu, il en a gardé un souvenir ému et reconnaissant jusqu'à aujourd'hui. Il a vu le spectacle Syncopes et a tenu à apporter son témoignage et à exprimer son opinion. Jean-Luc Geoffroy a un site. Pour le visiter, cliquez sur le titre.

Voici son texte:

Au commencement, il y avait la musique. J’étais jeune. Moins de 20 ans. Un éducateur de l’Athénée où j’étudiais me pousse vers le conservatoire, puis m’amène près d’un de ses copains, batteur de son état. Un type hors normes. On «fait» du jazz. Louis ne laisse rien passer. Il sait toujours qui fait la floche. Sans complaisance, sans agressivité, il le dit. Son but n’est que le progrès de chacun pour la musique de tous. Au fil des anecdotes, on apprend des bribes de sa vie. Ses leçons chez Kenny Clarke, la Corée... Études supérieures, service militaire, mariage... la musique me quitte peu à peu, dans son exécution en tout cas. Boulot, promotion du livre. Trente-cinq ans plus tard, je reçois le courriel d’un inconnu, Lucien Putz, qui, originaire d’Arlon, me dit qu’il publie un roman relatant la vie d'un musicien de Gaume au parcours peu commun et me demande si mon service peut assurer une promo. Réaction pauvre : je me dis que c’est encore une bio de Mozart ou de Wagner, et que c’est bien triste d’encombrer des rayons avec des nouveaux bouquins qui n’apprennent rien à propos de gens dont on a tout dit. Deuxième message. Lisez la 4e de couverture sur le blog suivant. J’y vais. L’œil scanne avant de lire. Le nom de Kenny Clarke ressort comme une enseigne au néon. Je lis. Mais c’est mon Louis, ça! Lecture goulue, contact avec Lucien qui deviendra vite un ami. Le livre arrive, je dévore. Invitation à Athus, Centre culturel, pour une présentation avec intervention d’une Brigade poétique. Le mot «brigade» me gène. Les lectures sont bien choisies, bien faites. Pas regretté ma soirée. Plus tard, alors que Les tambours de Louis vivent à travers presse et lecteurs, je reçois une invitation pour une séance de travail public sur ce livre. Un spectacle... Bellefontaine. On nous avertit que le spectacle est en construction (un peu à la manière de certains sites internet...) À travers des comédiens du théâtre action (La Compagnie du Grand Asile), Louis passe la soirée devant moi, à me raconter sa vie. Je dis me raconter sa vie parce que ces membres d’un asile hors du commun ont effacé le monde qui m’entoure. Je suis seul avec Louis, sa mère, son frère, sa sœur, le père... Au sortir de cette succession de scènes, j’ai du mal de parler. Et je dis à Aïcha mon émotion, comment Louis, à travers les corps d’un groupe de jeunes gens passionnés, a pris toute sa consistance à mes yeux, à mon cœur. À Tintigny, je vais voir le «produit fini». L’émotion est toujours là, intense. La soirée se passe sans le moindre temps mort. Louis est un être alambiqué, sa vie est riche en rebondissements. Le spectacle aussi. Fidèle à l’œuvre de Lucien. Les scènes fusent, comme fusaient les traits d’humour de Louis quand je l’ai connu. Mon émotion, ma douleur, c’est d’avoir appris la souffrance de l’homme, mon bonheur, c’est d’avoir appris à mieux le connaître. Et je peux affirmer sans honte que je n’ai pas retenu mes larmes, ni à Bellefontaine, ni à Tintigny. Et que le Louis que j’ai retrouvé à travers Lucien puis à travers le Grand Asile, je ne peux que l’aimer plus encore qu’à l’époque où il dirigeait nos répétitions de baguettes de maître. Merci, Louis, de m’avoir fait bénéficier de ta générosité en son temps. Merci, Lucien, de m’avoir rendu ce Louis qui s’effaçait tristement et indûment de ma mémoire. Merci, comédiens du Grand Asile de lui avoir redonné vie à travers ce qui est un hommage de haut vol. Je reverrai Syncopes. Je ne suis pas certain que je n’y retrouverai pas encore des surprises. Je suis certain que les comédiens me feront revivre des émotions intenses. Je sais que je dirai encore merci...

lundi 17 janvier 2011

Les chroniques sur blog à part

Je me laisse aller, allez, non voici mes dernières chroniques parues sur le blog de Vincent Engel, blog à part:
Le carnaval de Sonny Rollins
Le concert de Dave Liebman in the baba au Singel d'Anvers
Han Bennink, le KVS, la pauvreté et les Flamands qu'on aime
Cliquez sur le titre, puis une fois sur le blog, sur Culture/Musique.

Tant que j'y suis, je vous rappelle les autres chroniques déjà parues:

Cinéma Novo (Michel Massot, Marine Horbaczewsky, Tuur Florizoone)
Freedom, Rhythm & Sound, Revolutionary Jazz and the Civil Rights Movement, 1963-1982
Les duos de Joëlle Léandre
The music of Michel Herr
Marc Copland, Alone
Solos et duos de Pierre Van Dormael (avec Hervé Samb)

La root africaine de Guy Le Querrec
Matt Darriau sur le Potemkine
Et, hors catégorie:
Mr Nobody de Jaco Van Dormael: les grandes oeuvres avancent lentement
Bonne lecture !

Et c'est quoi déjà, le blog de Vincent Engel ? C'est ceci:
"Des écrivains, des journalistes, des critiques littéraires et musicaux, venus d'horizons divers, rassemblés par Vincent Engel, pour former une équipe virtuelle, sinon vertueuse, voilà ce que vous propose ce blog à part ! Des coups de gueules, des analyses, des comptes rendus, des sensibilités différentes, mais toujours la même liberté. Chaque auteur assume la pleine responsabilité de ses écrits."